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Publié par Loïc Damiani

Alors que l'année scolaire avance, le travail sur les grandes civilisations de l'Antiquité se poursuit en classe de 6ème avec l'étude de Rome. Le début de la leçon amène à s'interroger sur la différence ente la légende de la création de la ville aux sept collines et la réalité archéologique.

Cette année une élève qui utilisait le traitement de texte de son Ordival a commencé à écrire le titre "La Rome antique" en oubliant de mettre une majuscule à Rome. Le correcteur automatique d'orthographe a alors aussitôt transformé le mot pour donner cette image à la fois amusante et singulière:

Fondation légendaire de la Rome antique

L'occasion pour moi de revenir sur la façon dont fonctionne le correcteur automatique d'un traitement de texte ainsi que sur la fonction “saisie intuitive“ des téléphones portables qui joue parfois des tours aux habitués des SMS.

Mais revenons en images sur la légende de la fonction de Rome diffusée en particulier par le poète latin du 1er siècle av. J.-C. Virgile dans son Eneide.

Au delà de cette belle légende, pleine d'aventure, d'interventions divines, de rebondissements et de suspense, dès l'Antiquité des historiens comme Tite-Live faisaient la part des choses. Ainsi dans son Histoire de Rome depuis sa fondation écrite dans la seconde moitié du 1er siècle avant notre ère il explique très bien les mécanismes qui ont présidé à l'écriture des légendes sur l'origine de sa ville:

Le récit des événements de la fondation de Rome a été embelli par des fables poétiques. Il ne correspond pas à une vérité bien établie. Mais les temps très anciens ont le privilège de mêler les dieux aux hommes pour expliquer la naissance des villes. Cela donne à ces naissances un caractère plus merveilleux et plus remarquable.

Ainsi donc dès l'Antiquité on sait que l'histoire de Romulus et Rémus est une légende. Mais comme je le disais à mes élèves qui me demandaient pourquoi on parlait de cela si ce n'était pas vrai: "l'important n'est pas que cela soit vrai mais que l'on comprenne que cette croyance était répandue et faisait partie de l'imaginaire des Romains d'il y a 2000 ans".

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