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Publié par M. Damiani-Aboulkheir

L'actualité récente, relayée par internet et les télévisions, montre des hommes s'en prenant à des vestiges archéologiques avec la volonté de les détruite.

Après la destruction à coups de masses de statues antiques dans le musée archéologique de Mossoul dans le nord de l'actuelle Irak (anciennement Haute Mésopotamie) on apprend une attaque au bulldozer contre le site de Nimrud.

La directrice générale de l'Agence des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) vient de condamner ces destruction.

« Je condamne avec la plus grande fermeté la destruction du site de Nimrud. Cette nouvelle attaque contre le peuple iraquien rappelle que le nettoyage culturel qui sévit en Iraq n’épargne rien ni personne : il vise les vies humaines, les minorités et s’accompagne de la destruction systématique du patrimoine millénaire de l’humanité, » a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

« Nous ne pouvons pas rester silencieux. La destruction délibérée du patrimoine culturel constitue un crime de guerre, et j’en appelle à tous les responsables politiques et religieux de la région à se lever contre cette nouvelle barbarie et rappeler qu’il n’y a aucune justification politique ou religieuse à la destruction du patrimoine culturel de l’humanité. »

« J'appelle aussi tous ceux qui le peuvent, et en priorité les jeunes, en Iraq et ailleurs, à tout mettre en œuvre pour protéger ce patrimoine et à le revendiquer comme le leur et comme le bien commun de l'humanité. »

« J'appelle toutes les institutions ‎culturelles, les musées, les journalistes, les professeurs et les scientifiques, à partager et expliquer encore davantage l'importance de ce patrimoine, de la civilisation mésopotamienne. Contre la folie criminelle de ceux qui détruisent la culture, nous devons aussi répondre par plus de culture et par une mobilisation sans précédent. »

« J'ai déjà saisi le président du Conseil de Sécurité des Nations Unies, et la procureure de la Cour Pénale Internationale sur ce sujet. L’ensemble de la communauté internationale doit unir ses efforts, en solidarité avec le gouvernement et le peuple iraquien, pour stopper cette catastrophe. »

« De même, l’UNESCO est déterminée à tout mettre en œuvre pour documenter et protéger le patrimoine de l’Iraq et enrayer la lutte contre le trafic illicite des objets culturels, qui participe directement au financement du terrorisme. L’enjeu est la survie de la culture et de la société iraquienne », a-t-elle ajouté.

La ville de Nimrud (Kahlku), fondée il y a plus de 3300 ans, était jadis une capitale de l’empire assyrien, dont les fresques, les palais et les œuvres sont célèbres dans le monde entier, dans la littérature et les textes sacrés. Le gouvernement iraquien a confirmé que le site avait été attaqué au bulldozer par des groupes extrémistes armés dans la journée du 5 mars.

Entrée du palais d'Assurnazirpal gardée par un Lammasu.

Entrée du palais d'Assurnazirpal gardée par un Lammasu.

La destruction pour des raisons politiques de ces trésors archéologiques venant de civilisations disparues depuis des millénaires porte atteinte à l'Histoire et à la mémoire de l'Humanité. Cette région de la Mésopotamie, entre les fleuves Tigre et Euphrate est en effet le lieu où la vie des hommes a changé fortement.

C'est une des premières leçons du programme d'histoire en 6e. C'est dans ces régions que les hommes ont inventé l'agriculture, l'écriture mais aussi les premières villes et les premiers Etats organisés avec une administration, des palais et des monuments dont les vestiges font comprendre comment s'est organisée l'Humanité dans ces époques où a commencé l'Histoire.

Retour sur la cité antique de Nimrud, patrimoine historique en voie de destruction.

Les sites assyriens dont il est question sont aujourd'hui situés au Nord de l'Irak. Ils ont une importance historique incomparable.

En suivant le lien ci-dessous vous retrouverez des informations sur ces anciennes cités et leur gouvernement à l'époque antique.